Les temps changent. Chirac, qui loin de sucrer les fraises, semble toujours avoir la pêche, nous exhortait jadis à manger des pommes. Ceci dit, il n'est pas impossible que d'ici peu, on puisse aller lui porter des oranges.
Aujourd'hui, Juppé jure qu'il ne mangera plus de cerises en hiver alors que nos hommes politiques reçoivent des pruneaux par la poste. Quand à Borlo, toujours bourré comme un coing, c'est pas lui qui risque de ramener sa fraise. Et qui pourrait oublier ce cornichon de Martinon, cette courge à l'allure d'asperge, avec un pois chiche à la place du cerveau. La cerise sur le gâteau, c'est quand on apprend que les policiers sont fortement incités à nos coller des prunes.
Depuis que nous avons élu président un type haut comme trois pommes, qui dit avoir la banane, tout part en cacahuète. Il commence d'ailleurs à me courir sur le haricot le nabot. Les français n'ont plus un radis et cherchent désespérément comment mettre du beurre dans les épinards. Tout le monde en a raz le bol de se faire presser le citron, et il semble bien que ce soit la fin des haricots. Bref, les carottes soient cuites.
De toute façon, gauche ou droite, tous autant qu'ils sont, ils ne se gênent pas pour se foutre de notre poire et nous raconter des salades.
La gauche ? A force de ménager la chèvre et le chou, Martine Aubry est aux fraises et le PS est dans les choux. En tout cas, avec eux, on se fend bien la pêche ! L'élection de leur secrétaire général a été une vraie course à l'échalote. Il fallait les voir en rang d'oignons à la fin du congrès ! N'empêche qu'elle devait en avoir gros sur la patate la Ségo, elle dont on connait le coeur d'artichaud... Seul le facteur semble tirer les marrons du feu. Quand au borgne, avec ses déclarations à la noix, il ne mérite qu'une bonne châtaigne en pleine poire.
Un constat mi-figue mi-raisin en quelque sorte...
Bob